C’est le temps des fleurs !
Chaque fois que je pose un pied Carrer de Santa Eugènia, peu après mon arrivée par le train de la gare ferroviaire toute proche, je ressens comme un profond bonheur. Loin d’un sourire suspendu dans un espace-temps défini ou d’une joie temporaire, mais plus proche d’une certaine sérénité. Cette rue commerçante de la ville bordée d’arbre et habillée d’un large trottoir a une signification particulière. Il y a peut-être un peu de cette Sainte qui a marqué sa communauté de son entrain, de sa gaieté, de sa piété, de sa charité, se dépensant sans compter pour les enfants et engageant une lutte inégale contre la tuberculose… Il y a surement aussi l’empreinte de plus de deux mille ans de résistance héroïque de la cité : invasions militaires, sièges, bombardements, incendies, famines, soif, épidémies… Il y a surtout cette filiation qui me relie à cette voie et à cette cité : la naissance de mon grand-père, il y a près de 100 ans. Girona est belle parce que combattante. Tout comme mon grand-père est debout parce que fiers de cette histoire.

Il est grand temps d’être à l’écoute, de retrouver une philosophie du vivre ensemble dans laquelle les hommes et les femmes se retrouvent… C’est aussi cela, la leçon de Girona. Il n’y a qu’à voir le sourire des bénévoles et des visiteurs pour comprendre…
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